Un enfant terrible
Issu d'une famille de noirmoutrins pure souche, Tony se distingue dès les premiers pas de son existence puisqu'il naît après 67 mois et demi de grossesse, si bien qu'il possède dès sa sortie du cocon maternel la barbe qui le caractérise encore aujourd'hui. Une exception de la nature d'autant plus notable qu'aucun cas similaire n'a encore été recensé jusqu'à ce jour. Malgré ce retard à l'allumage, Tony est scolarisé comme un enfant normal et profite sans aucun scrupule de son physique avancé pour terroriser ses petits camarades, leur rackettant entre autres kinis et maxi boulards à tire larigot. Une razzia permanente qui le conduit au bout de quelques mois dans le bureau de la directrice, prévenue du larcin par un professeur ayant remarqué que le « le barbu » mangeait en moyenne 28 goûters pendant la récréation tandis que les autres écoliers se contentaient de le regarder d'un air dénonciateur. Connue pour être rugueuse et sans pitié, la directrice ne manque pas à sa réputation et l'envoie illico presto dans une filiale costaricienne de l'établissement à Heredia, offrant par la même occasion un drôle de cadeau d'anniversaire au noirmoutrin le jour de ses 5 ans.
Débarqué au Costa Rica avec seulement une brosse à dent et un ouvrage sur l'Ile Cocos dans son baluchon, Tony est accueilli par une dénommée Maria Hernandez, bras droit du préfet du Canton d'Heredia, qui va dès lors prendre sous son aile le trublion. Inscrit à l'école primaire d'Heredia, Tony va tout de suite vouloir imposer sa patte sur ses nouveaux petits camarades malgré la barrière de la langue. Pas plus tard qu'une semaine après l'arrivée du petit français, plusieurs incidents sont à déplorer : shampooings, pichenettes et autres balayettes, voilà le calvaire que vivent au quotidien les petits Costariciens qui soupçonnent également Tony d'être l'auteur présumé du pillage de leurs osselets en terre cuite et de leurs pogs en carton ondulé. C'en est trop pour le directeur qui radie le cancre du barreau à peine 10 jours après son arrivée sur le continent américain. Même Maria Hernandez, pourtant communément appelée « la bonne poire » dans tout le pays pour sa gentillesse inégalable, devient furibonde au contact de l'enfant terrible dont personne ne parvient à canaliser l'énergie débordante. On croit alors Tony destiné à retourner sur le Vieux Continent mais un homme, Manuel Angulo, décide de donner une dernière chance au petit barbu.
Une rencontre providentielle
En avance sur son temps, Manuel sollicite l'aide financière de la vedette nationale Paulo Wanchope afin de créer un centre pour enfants issus de grossesses prolongées. C'est avec plaisir que le non-buteur costaricien accepte la proposition et Tony, après avoir baroudé quelques mois dans les faux-bourgs de San José en attendant l'ouverture, est placé dans l'établissement où il restera seul avec ses professeurs jusqu'à l'âge de 8 ans, faute d'avoir trouvé un cas similaire (il y'en avait en fait un en Ethiopie mais le pauvre enfant a été dévoré par un hippopotame en traversant un fleuve pour se rendre à l'aéroport, ndlr). Se rendant compte que son projet tourne au vinaigre, Manuel quitte le pays et laisse le petit noirmoutrin seul face à ses responsabilités. Livré à lui-même, Tony côtoie des personnes peu fréquentables et fait la connaissance d'Igor Kandev, un sorcier moldave exilé au Costa Rica pour échapper à la mafia roumaine qui l'accuse d'avoir marabouté Gheorge Hagi lors du derby des Carpates. Cet illuminé lui présente un de ses compatriotes, Vladimir Pouniakov, officiellement pigiste mais officieusement gourou d'une imposante secte prônant la démocratisation du jus de goyave comme boisson principale dans les cantines costariciennes et la castration chimique des boucs roux, secte à laquelle « little barbu » adhère et s'impose comme l'un des membres les plus influents après seulement quelques semaines. Englué dans les méandres de la société costaricienne, Tony est alors au bord du gouffre et ne doit son salut qu'à celui qui deviendra par la suite son mentor : Paulo Wanchope.
Le renouveau
L'attaquant costaricien qui suit depuis son arrivée le parcours de l'enfant terrible le sort de ce guêpier et le confie à Pascalo, un éducateur issu des banlieues mal famées de San José qui l'emmène courir sur la plage afin qu'il extériorise son mal-être. Et la méthode s'avère particulièrement payante puisque Tony, jusque là incontrôlable, devient un véritable agneau. L'opération rachat se poursuit avec une cure de jouvence sur la péninsule de Nigoya où il rencontre Predrag Stojakovic, le célèbre basketteur serbe qui va lui insuffler la passion du ballon orange. La cure à peine terminée, le barbu s'inscrit immédiatement au club de basket d'El Gogo où sévit la superstar locale Rodrigo Nogzito. Il y gravit les échelons avec une facilité déconcertante au contact de ce basketteur de haute volée convoité par les plus grandes franchises du pays, au point de se hisser au rang d'espoir le plus prometteur du continent.
Fort heureusement, ce statut ne monte pas à la tête du jeune noirmoutrin qui outre son talent pour le basket, accumule les distinctions dans une autre de ses passions favorites à savoir la pêche au silure. Véritable fleuron national au Costa Rica, cette discipline correspond parfaitement aux qualités de puncheur de Tony. Records du poids et de taille en 2003, record de l'heure en 2004 avec 26 prises, on peut dire que « little barbu » n'a pas de véritable adversaire dans le milieu. Et ceci à seulement 13 ans s'il-vous-plaît ! A cet instant, Tony est pleinement épanoui et songe même à faire sa vie au Costa Rica où ses exploits suscitent un engouement populaire sans précédent mais tout va basculer le 30 février 2005. Alors qu'il est tranquillement installé dans son fauteuil à déguster des tranches de jambon de Parme en regardant une compétition télévisée de ball trap, Tony reçoit un fax d'une franchise française qui lui fait les yeux doux. Attiré par les sirènes de l'étranger et lassé par le manque de concurrence qu'il connait dans la pêche au silure, il remet sa brosse à dent et son ouvrage sur l'Ile Cocos dans son baluchon et rejoint l'aéroport en pushkart où l'exil lui est refusé, l'état refusant de laisser partir son prodige. Tony entreprend alors la construction d'un radeau pour regagner incognito le Vieux Continent par les eaux. Un périple fastidieux qui prendra fin en novembre 2005 sur une plage finistérienne.
De retour au bercail
À bout de force, le barbu parvient cependant à rejoindre le gymnase de sa nouvelle équipe à Quintin après s'être fait rouler deux fois sur le pied droit par Thibault qui, écoutant à tue-tête sa compilation de Christophe Maé en faisant son créneau, n'avait pas entendu les gémissements du noirmoutrin. Un accident vite oublié après que les deux hommes se soient livrés à une rixe qui feraient pâlir les puristes de jalousie, d'autant plus que ces deux là usent maintenant leurs fonds de culotte ensemble. Dynamique et appliqué, Tony progresse à vitesse grand V et met au point le shoot qui a fait sa renommée sur tous les parquets bretons : « le shoot à reculons ». Bien que controversée et ce au sein même de sa propre équipe, l'efficacité de cette technique n'est cependant plus à prouver sur les terres sacrées du Volozen. A peine revenu au bercail, Tony est déjà la vedette du championnat si bien que les grosses cylindrées tentent de l'attirer dans leurs filets, particulièrement l'UJAP de Quimper qui fera des pieds et des mains pour signer celui qui a l'habitude de jouer avec un bandana sur lequel est inscrit « P.W. » en hommage à Paulo Wanchope. Malheureusement, un problème administratif lié au passeport costaricien de Tony l'empêchera de signer pour l'UJAP. Il poursuit alors ses gammes dans l'équipe du MJC Quintin. Sur le plan extra-sportif, Tony continue de s'adonner à la pêche au silure où il rentre rapidement dans le rang, la concurrence bretonne étant bien plus féroce que celle qu'il avait connue au Costa Rica. La pilule étant difficile à avaler pour celui qui n'avait jusqu'alors jamais connu l'échec, Thibault décide de l'inscrire à Takeshi Castle pour qu'il se refasse la cerise. Tony est sélectionné et embarque pour le Japon où il franchit aisément les premières difficultés. Il ne reste alors que 4 candidats quand l'épreuve tant redoutée par les participants fait son apparition : le tir à la corde surprise, épreuve où chaque candidat ignore face à qui (ou quoi !) il se mesure, les deux adversaires étant séparés par une palissade. Peu en verve avec le tirage, le barbu doit sans le savoir affronter le tractopelle (Grallou dans une autre session avait lui affronté la vache, ndlr) dont le chauffeur, visiblement mesquin, n'hésite pas à mettre les gaz pour littéralement propulser notre champion national dans la palissade médiane. L'expérience restera cependant concluante pour Tony qui sera même convoqué quelques mois plus tard pour occuper le poste du Grain de Café géant dans l'épreuve des sumos, le titulaire du poste ayant pris des congés sans solde pour une durée indéterminée suite à un combat sans merci avec un candidat cubain.
Rattrapé par son passé
Tony se voit par la suite offrir un CDI et se trouve confronté à un cruel dilemme : poser définitivement ses valises au pays du soleil levant en acceptant ce poste de Grain de Café géant qui serait un plus non négligeable sur son CV ou retrouver son poste de pivot du MJC Quintin. Après avoir pesé le pour et le contre, il décide de trancher en faveur de la seconde solution, estimant qu'il a jusqu'ici assez bourlingué. De retour sur ses terres natales, Tony semble enfin avoir trouvé une certaine stabilité dans sa vie, jusqu'à ce qu'il soit rattrapé par ses vieux démons. Le 10 novembre 2006, alors qu'il sirote tranquillement un cocktail à base de graisse de lémurien en regardant TV Breizh sur son écran LCD 40 pouces, Tony est interpellé par un info diffusée durant le journal de 13h : selon un proche de son ancien coach de pêche au silure, il aurait touché un important pactole de la part des actionnaires du MJC Quintin pour raccrocher la canne à pêche et se consacrer entièrement à son équipe de basket. Estomaqué, Tony décide de tordre immédiatement le cou aux rumeurs et, après plus d'un an de bons et loyaux services, quitte l'équipe au sommet de son art pour se consacrer à son nouveau hobby, la préparation de boucs maltais pour des courses de vitesse.
Mais un imprévu va venir se glisser dans la vie tumultueuse de notre Tony national : alors qu'il se rend au gymnase à pieds afin de rendre son chasuble d'entraînement qu'il a malencontreusement embarqué avec lui le jour de son départ, Tony, casque vissé sur les oreilles avec du Shaggy pleines basses, croise le chemin d'un jeune homme dont le visage ne lui est à priori pas familier. Cet énergumène au physique de grande saucisse bedonnante avec une tignasse drue et frisée dégoulinant sur son front interpelle Tony en lui tendant un flyer vantant les avantages du papier hygiénique en feuilles d'eucalyptus par rapport à un papier hygiénique classique. Notre brave noirmoutrin ne se méfie de rien et accepte l'offrande puis commence à zyeuter le prospectus, tombant ainsi dans le piège du grand benêt. Ni une, ni deux, le futur ex-pivot du MJCQ est agressé par trois loustiques bondissant d'un buisson dans lequel ils s'étaient cachés en attendant le moment propice. Tony tente de se défendre tant bien que mal comme un beau diable et parvient à exécuter sa spéciale sur l'un des assaillants en lui assénant une pichenette en plein dans le cartilage de l'oreille qui lui permet de s'extirper du piège. Il prend alors ses jambes à son cou mais ne fera pas plus de 10 mètres, stoppé net dans sa course par un fil à linge transparent qu'il se prend en pleine gorge, préalablement étendu par des agresseurs qui avaient visiblement tout prévu. Notre ex-Grain de Café Géant est projeté à terre, neutralisé puis transporté dans le coffre d'un Kangoo jusqu'à un cabanon de jardin. C'est là que Tony va se rendre compte à qui il a affaire en voyant une collection de maxi boulards exposée sur l'établi : il ne s'agissait ni plus ni moins que de ses anciens petits camarades d'école qui étaient depuis cette époque à la recherche des objets rackettés par le barbu. Va s'en suivre une interminable séance d'interrogatoire ponctuée d'actes de torture tous plus barbares les uns que les autres. Arrachage de poils de nez à la pince à épiler, machine à inhaler les pets, visionnage du film Les Aristochats en boucle pendant 72h : Tony est au bout du rouleau et n'a plus d'autre choix que de lâcher le morceau concernant l'endroit où il a conservé son butin depuis toutes ces années. Il avoue donc qu'il a enterré les maxi boulards dans un terrain vague au Costa Rica après les avoir importés de France dans un conteneur. Après 36 jours de captivité, Tony est relâché et les quatre grands nigauds s'en vont au Costa Rica en catamaran afin de récupérer leur précieux dû.
Le retour de Paulo Wanchope
Usé psychologiquement, le jeune homme décide de trouver du réconfort auprès de son mentor Paulo Wanchope qu'il n'a plus revu depuis des lustres. Alors en visite de courtoisie en Angleterre pour saluer ses ex-coéquipiers de Derby County, le célèbre footballeur répond favorablement à l'appel de Tony et rejoint en catastrophe la Bretagne à l'aide de son deltaplane favori. Très vite, « l'incroyable vautour » comme on l'appelle dans les bars populaires costariciens en hommage à son aptitude à inscrire des buts de renard des surfaces prend les choses en main et entreprend de rattraper les malfrats à l'aide d'une pirogue chipée sur le port de Tréboul. Peu à l'aise à la rame, Paulo, doté de pieds palmés qui ont notamment inspiré le réalisateur de Waterworld, change radicalement de tactique et met à profit ce don de la nature pour rejoindre les quatre zigottos en moins de temps qu'il ne faut pour le dire puisque ceux-ci sont coincés à seulement quelques kilomètres du rivage, s'étant rendus compte trop tardivement qu'ils avaient oublié d'emmener une voile pour faire avancer leur engin. Diminués par une fringale et stupéfaits de croiser le Soulier de Saule Pleureur 2005 dans un endroit aussi insolite, les quatre lurons ne font pas le rapprochement avec le passé costaricien de Tony et le suivent sans aucune méfiance, loin d'imaginer que celui-ci les emmène tout droit dans un véritable traquenard élaboré avec l'aide de la police gabéricoise qui leur a déjà réservé une petite cellule bien douillette. L'opération se passe sans encombre jusqu'à ce que la grande saucisse, possédant un nez s'apparentant plutôt à un groin qui lui permettait d'ailleurs d'aspirer le corridor principal de sa demeure, ne sente un chien policier posté dans les environs et tente de prendre la fuite. Malheureusement pour lui, alors qu'il se dirige expressément vers une propriété privée pour distancer ses poursuivants, le bout de ses orteils heurte le pied du portique de l'entrée et il se trouve, après plusieurs roulé-boulés, directement précipité dans une botte de paille. Les forces de l'ordre n'ont alors aucun mal à cueillir le fugueur, littéralement assommé par le choc et le conduisent immédiatement avec ses petits camarades au poste où ils croupissent encore aujourd'hui. Ayant le sentiment que justice a été rendue, Tony retrouve le moral et, après s'être fait à l'idée que le scandale des pots de vin n'était que pure spéculation émanant d'un journaliste véreux, décide de reprendre le basket pour le plus grand bonheur de ses coéquipiers qui le voient enchaîner triple-doubles sur triple-doubles lors des matches couperets de fin de saison.
Le début d'une nouvelle vie
Tony peut enfin croquer la vie à pleines dents et se paye même le luxe de flirter avec une jeune femme rencontrée à un dîner mondain. Fille d'un oligarchiste slovène et d'une coach de lancer de poulpe suisse, celle qui se prénomme Violette fait littéralement revivre notre bon vieux noirmoutrin. Les deux tourtereaux emménagent ensemble le 18 avril 2007 dans un duplex de 35m², poutres apparentes et proche tous commerces, au centre-ville de Chatelaudren. Tony est également épanoui dans son équipe de basket où ils forment avec Thibault une doublette de choc qu'on surnomme "les TT flingueurs". Les deux larrons se côtoient également en dehors du parquet puisqu'ils se retrouvent régulièrement au club de Mille Bornes de Quintin où ils s'adonnent à des parties à n'en plus finir. Cependant, un différend lié à une carte As du Volant qui serait selon les dires de Tony d'utilité abusive, jette un froid entre eux. Thibault prend alors la décision de raccrocher la carte increvable après deux années de joutes et de meetings de Mille Bornes pour s'en aller vaquer à d'autres occupations. N'ayant plus la motivation de continuer sans son acolyte, Tony quitte lui aussi le club et, alors qu'il rejoint sa dulcinée dans leur appartement, se tord la cheville en marchant sur un morceau de pastèque qui se trouvait malencontreusement sur son chemin. Verdict du médecin : ligaments touchés et 3 mois de repos forcé. Ayant appris la nouvelle, Thibault accourt au chevet de son camarade pour le soutenir dans cette dure épreuve et en profite pour lui annoncer qu'il a d'ores et déjà trouvé une activité pour remplacer le club de Mille Bornes. En effet, en bourlinguant çà et là sur la toile, notre brave maubeugeois d'origine découvre un blog qui retient son attention. Histoire du mâchicoulis, plaidoyer en faveur de la sauvegarde des pandas, récit de voyages en pleine savane avec combats de buffles, ce blog est l'archétype parfait de l'éclectisme moderne, évoquant des thèmes aussi divers que variés et s'adressant à un public recherchant culture et divertissement, le tout raconté avec poésie. En farfouillant un peu plus, Thibault tombe même sur une partie Pronostics avec la mise en jeu d'un trophée "P'tit Louis" se disputant sur les classements des différentes compétitions de Football du Continent européen, mais cette compétition semble être en stand-by. En mettant ensuite un coup de molette vers le haut il voit alors une deuxième compétition qui, à première vue, semble se faire une petite place dans le milieu des pronostics aux côtés des Cote & Match et autres bookmakers anglais. Ce challenge appelé "Challenge Tombe-Ola" a pour but de spéculer sur la prochaine célébrité qui rejoindra l'autre monde. Thibault a les yeux qui pétillent, il a trouvé là de quoi rompre l'ennui et se renseigne immédiatement sur les organisateurs de cette compétition, deux surdoués originaires du Finistère et d'Ille-et-Vilaine, et leur fait parvenir une lettre de motivation afin d'intégrer le cercle très fermé de la Tombe-Ola. C'est ainsi que Thibault intègre le challenge en même temps que Grallou, un rénovateur de coques de bateaux en baie de Tréboul qui, après le boat-jacking de l'une de ses pirogues par un individu de type central-américain, en avait ras la casquette et avait besoin d'un nouveau départ. Thibault propose donc à son ami Tony de frapper à la porte du Challenge. Il décline dans un premier temps l'invitation pour se consacrer à l'épopée du Costa Rica en qualifications du Mondial 2010 en compagnie de Paulo Wanchope, mais cette aventure se termine en eau de boudin avec une élimination peu glorieuse en barrages face a l'Uruguay du désormais unijambiste Dario Silva. Après 1 mois d'hésitation et une cheville toute neuve, Tony est à l'orée d'une nouvelle carrière et décide de postuler pour un poste de pronostiqueur après avoir eu l'aval de son père spirituel, Paulo Wanchope, qui s'est porté garant de l'honnêteté des deux organisateurs du challenge, gUeMA et Anthony. Tony est donc le cinquième candidat du Challenge Tombe-Ola formant ceux qu'on commence déjà à surnommer "Le club des cinq", "Les cinq Fantastiques" ou encore "Le Big Five". La saison 2010 nous promet de belles joutes...
Voici sans plus attendre sa liste :
Siné
François Cavanna
Manoel de Oliveira
Elizabeth Taylor
Kaneto Shindô
Nicolas Sarkozy
Gabriel Axel
Alain Resnais
Eric Rohmer
Kate Moss
Jeanne Moreau
Michel Bouquet
Renaud Séchan
Ingrid Betancourt
Jerry Lewis
Liliane Bettencourt
Robert Lamoureux
Victor Lanoux
Tony Curtis
Juan Antonio Samaranch
Cher
Georges Moustaki
Mike Jagger
Keith Richards
Mickey Rooney
Michèle Morgan
Courtney Love
Mollah Omar
Eric Besson
Richard Anthony
Moyenne d'âge : 75 ans
Siné
François Cavanna
Manoel de Oliveira
Elizabeth Taylor
Kaneto Shindô
Nicolas Sarkozy
Gabriel Axel
Alain Resnais
Eric Rohmer
Kate Moss
Jeanne Moreau
Michel Bouquet
Renaud Séchan
Ingrid Betancourt
Jerry Lewis
Liliane Bettencourt
Robert Lamoureux
Victor Lanoux
Tony Curtis
Juan Antonio Samaranch
Cher
Georges Moustaki
Mike Jagger
Keith Richards
Mickey Rooney
Michèle Morgan
Courtney Love
Mollah Omar
Eric Besson
Richard Anthony
Moyenne d'âge : 75 ans
Tony nous a révélé ses impressions à propos de sa liste à la sortie du gala de présentation : « Comme vous pourrez le remarquer, j'ai été réglo : je n'ai pas utilisé des personnes déjà présentes dans les listes de mes adversaires. Et pour preuve de ma bonne foi, vous noterez également que je n'ai pas inscrit Johnny : ceci pour vous montrer que je suis un compétiteur dans l'âme. Je remercie les valeureux membres du Comité dirigeant de ce sport si affriolant de m'avoir donné ma chance. »
On remarquera aussi une moyenne d'âge plutôt élevée, mais pas assez cependant pour dépasser celle de Grallou qui reste le doyen de l'épreuve. Mais peut-être qu'un éventuel sixième laron viendra le faire chuter de son piédestal...

